A l’ouest rien de nouveau
le carnaval continu
les corps nus s’enlacent encore
les visages bien masqués
Parce qu’à l’ouest, mieux vaut rester voilé
pour traverser les journées
A l’ouest rien de nouveau
la nuit n’en finit plus
on prie pour la lumière
le long des avenues
Parce qu’à l’ouest, le ciel est couvert
été comme hiver
A l’ouest rien de nouveau
on y meurt toujours en silence
et ceux qui ne meurent pas
remuent en eux l’absence
Parce qu’à l’ouest, le soleil se couche
chaque soir sur des morts
À l’ouest rien de nouveau
on rêve encore de liberté
ici l’espoir ne tarit pas
même s’il est lourd à porter
Parce qu’à l’ouest, le soleil se lève
chaque matin plein d’espérance