Il y a ces soirs si noirs
qu’ils deviennent des nuits blanches
de celles qui vous ramènent
aux veines que l’on tranche
dans une étreinte vénéneuse
l’angoisse enlace de ses bras
de ces bras
que l’on ne quitte pas
Il y a ces nuits si blanches
qu’elles se changent en trous noirs
de ceux qui engloutissent
même les plus grands espoirs
dans un souffle morbide
la souffrance vous embrasse
de ces baisers
qui à eux-seuls vous glacent
Enfin viennent les matins
qui se lèvent sans chagrin
de ceux qui d’habitude
nous font haïr demain
Et puis ces jours si doux
au goût de paradis
de ceux qui finalement
vous font aimer la vie