J’ai érigé ma demeure
dans le désert blanc et aride
C’est un lieu dans lequel
chaque goutte d’eau
déversée par le ciel
devient une oasis
C’est un espace depuis lequel
les étoiles s’illuminent
sans que nulle autre lumière
n’en absorbe le divin
C’est une terre à laquelle
nul être ne songe pour vivre bien
s’il n’y est né auparavant
une nuit glaciale
ou un jour brûlant
Chaque nuit
le désert fait couler des larmes
Ma soif étanchée
au sein d’une tente de toile
je vais seule me lover
accrochée au silence
tissé d’immensité
Au réveil
je dépose mes rêves
au creux des dunes de sable
et c’est le vent qui se charge
de les emporter au loin