Latitudes inaccessibles
auxquelles l’on rêve jusqu’à la fin
Tropiques idylliques
que l’on voudrait saisir entre ses mains
Désirs que l’on pourchasse en vain
bien qu’ils s’enfuient à mesure qu’on les rejoint
Et puis ces flammes qui nous rongent
et dans lesquelles, de gré
l’on fait tremper ses reins
Moi, enfin
sur la jetée
tellement lassée
de rêver l’amour entre des bras de mer
quand les tiens m’ont rejetée au loin
j’ai laissé
dans le four mortifère de mon esprit malsain
fondre l’espoir
et brûler demain